Une fille avec du vitiligo

Interview d’une dermatologue par un confetti blanc

Cette semaine, j’ai décidé d’interviewer un ou une dermatologue pour que tu puisses avoir un avis médical sur le vitiligo.

Vouloir interviewer un dermatologue n’a pas été de tout repos ! Au départ, tu vis dans le monde des Bisounours (câlins, bisous et tout le tralala) et tu crois que le premier dermatologue appelé acceptera de t’aider. Mais dans la réalité, tout ne se passe pas comme ça.

Donc tu prends ton courage à deux mains, tu choppes un bottin téléphonique et tu appelles les dermatologues proposés. Et c’est là que tu commences à comprendre que premièrement, un dermatologue ça a un emploi du temps assez chargé et que du coup, ils ne vont pas répondre au premier coup de fil.

Quand tu arrives enfin à entendre le son de la voix d’un docteur, tu crois que tu es tombé sur LE spécialiste en vitiligo et qu’en plus de ça il va adorer ton blog … Mais toujours pas. Ils sont plutôt surchargés et travaillent jusque 21h30 OU font un burn out OU encore te raccrochent au nez en te disant que tu n’as « qu’à te renseigner sur internet ».

Tu l’auras compris, j’ai quand même réussi à décrocher une interview avec la Dr Berlingin de l’hôpital Ambroise Paré à Mons.

En un temps record et avec une incroyable gentillesse, Madame Berlingin a répondu à mes quelques petites questions. N’oublie pas avant de lire cette interview que ce ne sont en rien des réponses qui correspondent à TON vitiligo. Ce sont des réponses générales qui expliquent en gros ce qu’est le vitiligo.

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Le vitiligo en quelques mots

« C’est une pathologie auto immune qui s’accompagne d’une décoloration de la peau et des cheveux liée à une attaque de la couleur par le phénomène qui normalement est censé nous protéger des bactéries, du cancer et fait de l’auto immunité. »

 

Quels sont les facteurs qui déclenchent le vitiligo ?

Le vitiligo est une pathologie très fréquente. Il touche quelques pourcents de la population.

Premièrement, nous connaissons un facteur génétique. Le vitiligo est en partie héréditaire (à environ 30%) mais il peut aussi apparaître à cause des facteurs de pression. Par facteur de pression, nous voulons dire un vêtement trop serrant qui frotterait la peau. La ceinture ainsi que les sous-vêtements, par exemple, provoquent des taches de dépigmentation au niveau du bassin.

Le stress pourrait également engendrer une apparition de vitiligo. Nous savons à ce jour que les émotions modifient l’immunitaire.

 

Les méthodes ou traitements à faire

Des traitements pour diminuer la croissance des taches, il y en a. Mais avant de s’aventurer dans un traitement, il est bon de connaître ses actions ainsi que ses effets secondaires.

1.La photothérapie est un traitement à base d’UV qui stimule la pigmentation de la peau.  Il faut au grand minimum deux séances par semaine de photothérapie sur une très longue période pour voir des taches se pigmenter. Sachant que tous les vitiligos sont différents, un cas peut prendre plus de temps qu’un autre.

2.Les crèmes à base de cortisone : les corticoïdes locaux. La cortisone intervient contre les réactions inflammatoires ou allergiques et agit au niveau du tissu conjonctif. La cortisone est utilisée dans le cadre de traitements médicaux.

Attention, la cortisone a des effets secondaires. Parle-en à ton médecin !

3.Les immunomodulateurs topiques. Un immunomodulateur est un traitement qui modifie le système immunitaire. Un immunomodulateur topique est une substance qui détruit une masse anormale de tissus. C’est d’ailleurs les immunomodulateurs topiques qui sont utilisés pour lutter contre le cancer de la peau.

C’est à ce moment que tu dois réaliser à quel point il est obligatoire de te renseigner un maximum auprès d’un bon dermatologue avant d’opter pour un traitement ! Ce traitement fonctionne sur les peaux claires (voilà pourquoi il est efficace sur une tache dépigmentée) et ne nécessite aucune hospitalisation vu qu’il est sous forme de crème.

4.La puvathérapie ou « photochimiothérapie ». La puvathérapie est une photothérapie à qui on ajoute une prise de médicaments. Le médicament prescrit est le psoralène qui est une substance photo sensibilisante. Le psoralène doit être pris deux heures avant la séance et voit des résultats après 15 à 21 semaines de traitement. Ce médicament peut provoquer des nausées durant le traitement.

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Les conseils du Dr Berlingin

Avant de commencer un traitement, le Dr Berlingin conseille deux gestes pratiques qui peuvent diminuer la croissance du vitiligo : on évite les vêtements trop serrants qui provoquent le frottement agressif et on protège sa peau du soleil avec des crèmes !

Viennent ensuite les immunomodulateurs topiques et la photothérapie en plus (possibilité de faire les deux traitements simultanément).

 

La question mode : les tatouages !  

Un tatouage n’est pas interdit mais n’est pas prescrit !

Une tache de vitiligo est une tache qui évolue. Elle peut se re pigmenter comme s’agrandir. En tatouant une zone dépigmentée, nous prenons le risque de voir notre tatouage évoluer car la tache qui se trouve en dessous ne sera jamais stable. Elle n’abimera pas le tatouage mais la couleur de la peau variera.

 

Mon « non »  traitement

Après quelques petites crèmes testées à gauche et à droite sur mes taches, j’ai décidé de laisser mon corps respirer.

Je ne prends aucun médicament ni fais aucun traitement. Mes taches évolueront et moi aussi du coup. 🙂

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Et voilà, cet article questions/réponses sur le vitiligo est terminé.

J’espère qu’il t’a aidé à mieux comprendre la maladie ou encore a répondu à certaines de tes questions !

Je remercie très fortement le Dr Berlingin qui a accepté de me rencontrer et de répondre à mes questions.

Et toi, n’hésite pas à m’écrire en commentaire. 🙂

A très vite,

Confettis Blancs

 

Une réponse à “Interview d’une dermatologue par un confetti blanc”

  1. j’adore thanks pour l’article

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