Une fille avec du vitiligo

Témoignage : Marie et son vitiligo

Chaque jour, nous sommes confrontés à l’idée de vivre seuls nos différences. Nous sommes observés, souvent incompris et nous terrons notre douleur face à l’ignorance et la différence.

C’est pour cela qu’aujourd’hui, je vous présente une petite femme courageuse également atteinte de vitiligo.

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Elle s’appelle Marie, elle est très jeune et pourtant, elle n’a pas échappé aux étapes de la vie d’une vitiligogirl à savoir, la découverte, la peur, les moqueries et parfois, une petite touche d’amour malgré tout.

La découverte et la peur
Dès ses 8 ans, Marie découvre ses taches et se rend chez un dermatologue catégorique.
« J’ai eu une mauvaise expérience, en arrivant chez un dermatologue, avant même d’expliquer quoi que ce soit il m’a dit mot pour mot «  ça ne partira jamais, il faudra vivre avec », je suis directement sortie de la pièce et je n’ai plus jamais remis un pied chez lui. »

Face à tant de questions, Marie essaie différentes crèmes ainsi que des solutions maisons à base d’huiles essentielles que sa belle mère, pharmacienne, lui avait concoctées. La crème Protopic montre quelques résultats à l’heure actuelle, ce qui l’encourage à continuer les stades suivants de cette gamme.

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Les moqueries
Si Marie a choisi de trouver des solutions pour son vitiligo, c’est bien évidemment parce que le regard des gens était douloureux.
« Oui j’ai subi des moqueries mais je pense que le plus difficile c’est d’accepter le regard des autres. Je me souviens que mes grands-parents nous avaient invité ma maman, ma sœur et moi à Aqualibi. Une jeune fille regardait fixement mes tâches aux genoux et même si je lui retournais le regard elle restait bloquée sur mes tâches. Ma mère s’est énervée. Je n’ai plus remis un pied dans une piscine publique depuis…
Avec l’âge je me rends compte que cette fille se posait juste des questions, je pense qu’il faut vraiment faire connaitre cette maladie pour que les gens ne nous regardent plus comme des extraterrestres.»

L’amour
 Grâce à sa famille, ses ami(e)s et son copain, elle accepte que les taches fassent partie d’elle.
« Tu es mon œuvre d’art »
Ce sont les quelques mots qui encouragent Marie chaque jour à s’accepter.

Son anecdote
En tant que danseuse, Marie a dû user de quelques astuces pour camoufler ses taches. Amusée, Marie nous confie :
« Nous dansons souvent en tunique courte manche, short,… et j’ai toujours dû trouver des astuces pour les cacher avec des bas, des tuniques à longues manches, du maquillage,… Je disais à tout le monde que je n’avais pas chaud mais j’étais en réalité toute rouge et je mourrais de chaud.»

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Marie, source de courage et de douceur, vit maintenant sa vie d’étudiante et de danseuse en parlant autour d’elle de ses confettis, afin de voir le regard des gens s’adoucir sur ses taches.

 

Mille mercis à la belle Marie pour ces belles paroles.

J’espère que ce témoignage vous a plu, je me fais rare depuis un gros mois. Je viens enfin de terminer mon emménagement. La machine est donc de nouveau en route 🙂

On se retrouve vite,

Confettis Blancs

 

 

 

Une réponse à “Témoignage : Marie et son vitiligo”

  1. Bonjour,
    Votre blog est très bien et je pense que ça va beaucoup gens à accepter leurs confettis blancs et je trouve ces termes très poétiques. Je suis en phase d’acceptation et ce n’est pas toujours facile pour moi donc comment pour entrer avec vous ? Merci d’avance.
    Sadya.

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